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Guide · Rénovation et copropriété · Essonne (91)

Copropriété : qui paie une fuite d'eau et qui doit agir ?

Rédigé par Baptiste Nogues et Benjamin Denis, plombiers-chauffagistes à Breuillet. Lecture : 5 min.

En bref

En copropriété, tout dépend de l'origine de la fuite. Si elle vient d'une partie commune (colonne, chute, toiture), le syndic déclare le sinistre à l'assureur de l'immeuble. Si elle vient d'un lot privatif, le copropriétaire concerné déclare à son propre assureur. La convention IRSI simplifie le traitement des dégâts inférieurs à 5 000 € HT.

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Sommaire

Par où commencer quand une fuite touche votre appartement ?

Appliquez d'abord les gestes d'urgence : couper l'eau au robinet d'arrêt de votre logement, protéger vos biens, photographier les dégâts. Prévenez ensuite le syndic ou le gardien, le voisin du dessus ou du dessous si vous le connaissez, et votre assureur. Remplissez avec le voisin concerné un constat amiable de dégât des eaux : il identifie les logements touchés, la date, l'origine supposée.

La déclaration à l'assureur se fait en général dans les cinq jours ouvrés suivant la découverte du sinistre. Notre guide sur les gestes à avoir en cas de fuite détaille ces premières étapes.

Parties communes ou privatives : qui est responsable ?

L'origine de la fuite détermine tout. Le règlement de copropriété définit ce qui est commun et ce qui est privatif : c'est lui qui tranche en cas de doute, notamment pour les canalisations encastrées.

Qui déclare, qui agit, selon l'origine
Origine de la fuiteQui déclare à l'assureurQui fait réparer
Colonne montante ou chute collectiveLe syndic, auprès de l'assureur de l'immeubleLe syndic, pour le compte du syndicat
Toiture, terrasse commune, façadeLe syndicLe syndic
Robinet, flexible, chauffe-eau, sanitaire d'un lotLe copropriétaire concerné, auprès de son assureurLe copropriétaire (ou le locataire pour l'entretien courant)
Canalisation d'alimentation ou d'évacuation privativeLe copropriétaire concernéLe copropriétaire
Appareil ménager du voisinLe voisin, auprès de son assureurLe voisin
Origine inconnueL'occupant sinistré, qui lance la rechercheSelon l'origine trouvée

Que prévoit la convention IRSI pour les petits sinistres ?

La convention IRSI est un accord entre assureurs qui simplifie le traitement des dégâts des eaux dans les immeubles d'habitation. Elle s'applique lorsque les dommages matériels ne dépassent pas 5 000 € HT : un seul assureur, dit gestionnaire, s'occupe du dossier, recherche l'origine de la fuite et indemnise la victime.

Elle ne joue pas au-delà de ce montant ni pour les sinistres d'origine extérieure à l'immeuble, comme une inondation. Dans ces cas, les règles de droit commun et les recours entre assureurs s'appliquent. En parties communes, c'est l'assurance de la copropriété qui prend en charge la recherche de fuite ; en partie privative, c'est l'assureur du lot concerné.

Qui doit agir : le syndic, le copropriétaire, le locataire ?

Le syndic assure la conservation de l'immeuble et agit sur les parties communes. La loi du 10 juillet 1965 rend le syndicat des copropriétaires responsable des dommages causés aux copropriétaires par un défaut d'entretien des parties communes. Le syndic doit donc faire réparer et prévenir l'assureur sans attendre une décision d'assemblée générale pour les travaux urgents.

Chaque copropriétaire doit permettre l'accès à son lot pour des travaux ou une recherche de fuite d'intérêt commun. Il répond aussi de l'état de ses installations. En location, le locataire prend en charge l'entretien courant (joints, flotteurs, robinetterie), alors que la vétusté et les canalisations encastrées incombent au propriétaire. Le locataire doit prévenir le bailleur sans délai.

Comment rechercher l'origine d'une fuite sans conflit ?

Quand l'origine n'est pas évidente, une recherche de fuite non destructive, avec les moyens appropriés (contrôle visuel, test de pression, caméra thermique, écoute), permet d'identifier si elle vient d'un lot ou d'une partie commune. Elle se fait en présence des parties concernées, et son rapport sert de pièce commune aux assureurs. Selon la convention applicable, l'assureur gestionnaire peut la prendre en charge.

Un conflit persistant se règle d'abord par un courrier recommandé au syndic ou au voisin, avec le constat amiable, les photos et le rapport de recherche. La médiation ou l'expertise sont des étapes ultérieures, qui relèvent des assureurs ou d'un conseil juridique.

Quelles preuves garder pour son dossier ?

Conservez le constat amiable, les photos datées, la facture de réparation, le rapport de recherche de fuite, les échanges avec le syndic et l'assureur, et les factures des biens abîmés. Une facture de plombier qui décrit l'origine constatée de la fuite et la date de réparation est une pièce utile pour le dossier.

Chez nous

Comment nous intervenons dans un immeuble

Nous ne tranchons pas les responsabilités, c'est le rôle des assureurs et, au besoin, des experts. Nous réparons, et nous décrivons par écrit sur le devis et la facture ce que nous avons constaté : origine, localisation, date. Pour une colonne commune, nous vous disons ce qu'il faut demander au syndic ou au gardien, notamment la coupure de l'eau.

Nous intervenons dans un rayon de 30 km autour de Breuillet, à Massy, Évry-Courcouronnes, Brétigny-sur-Orge, Les Ulis ou Corbeil-Essonnes par exemple, pour des particuliers comme pour des syndics. L'un de nous deux vous rappelle pour organiser la visite.

Pour aller plus loin

Communes citées dans ce guide

Questions fréquentes

Qui paie une fuite d'eau venant de la colonne montante ?

Le syndicat des copropriétaires, car la colonne est une partie commune. Le syndic déclare le sinistre à l'assureur de l'immeuble et fait réparer. Les dégâts chez les copropriétaires sont indemnisés selon les conventions entre assureurs et le contrat.

Qui paie une fuite venant du flexible de mon voisin ?

Le voisin, par le biais de son assurance responsabilité civile. Faites un constat amiable commun et déclarez à votre propre assureur. Dans la plupart des cas, la convention IRSI fait gérer le dossier par un seul assureur.

Qu'est-ce que la convention IRSI ?

Un accord entre assureurs qui simplifie le traitement des dégâts des eaux et incendies dans les immeubles, lorsque les dommages matériels ne dépassent pas 5 000 € HT. Un assureur gestionnaire s'occupe du dossier. Au-delà, ce sont les règles de droit commun.

Le syndic peut-il refuser de réparer une partie commune ?

Il a l'obligation d'assurer la conservation de l'immeuble. Les réparations urgentes se font sans attendre l'assemblée générale. En cas d'inaction, adressez un courrier recommandé au syndic, copie au conseil syndical, et prévenez votre assureur.

Un locataire doit-il payer la réparation d'une fuite ?

Seulement l'entretien courant : joints, flotteurs, robinetterie mal entretenue. Une canalisation encastrée, la vétusté ou un appareil fourni par le bailleur relèvent du propriétaire. Le locataire doit prévenir son bailleur et son assureur sans tarder.

Qui paie la recherche de fuite ?

En parties communes, l'assurance de l'immeuble. En partie privative, l'assureur du lot concerné. Si le dommage est inférieur à 5 000 € HT, la convention IRSI peut désigner un assureur gestionnaire qui s'en charge. Vérifiez votre contrat avant de commander.

Peut-on refuser l'accès à son appartement pour chercher une fuite ?

Non : la loi impose à chaque copropriétaire de laisser l'accès à son lot pour des travaux ou des recherches d'intérêt commun. L'accès se fait avec un préavis raisonnable. Un refus injustifié engage la responsabilité du copropriétaire.

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